Ce mot ‘agrile’ nous donne des frissons depuis une dizaine d’année avec la
disparition surtout visible en milieu urbain de dizaine de milliers de spécimens de
frênes.
Comme le mentionne l’agence canadienne des aliments, l’agrile du frêne est un
coléoptère envahissant extrêmement destructeur qui attaque et tue toutes les
espèces de frênes.
Un coléoptère est un insecte et l’agrile fait partie de la famille des Buprestidae.
C’est ce que l’on appelle un insecte perceur dont la femelle adulte pond ses œufs
sur l’écorce. Les larves pour se développer, vont par la suite pénétrer l’écorce
jusqu’aux cellules vivantes de l’arbre et celles gorgées de sucres pour s’y nourrir.
Agrilus planipennis est une espèce originaire d’Asie et de Russie orientale et fut
introduit en Amérique du nord en zone tempérée que depuis peu.

Que se passe-t-il au fait ? L’insecte ravage les tissus vivants de l’arbre en
périphérie et de fait même y détruit les vaisseaux vasculaires qui s’y trouvent.
Ceux-ci étant les ‘veines’ qui alimentent l’arbre en eau et minéraux. Pas d’eau, pas
de vie. L’arbre meurt assez rapidement.
Devient-il potentiellement un danger ? Oui. Son dépérissement va engendrer un
affaiblissement de l’ancrage de ses branches, puis éventuellement de son tronc
principal.
Que puis-je faire ? Lorsque les anomalies sont visibles et évidentes pour le
propriétaire, il est déjà trop tard en général. Tous les frênes des zones définies par
l’agence canadienne des aliments devraient être inspectés par un arboriculteur. Un
insecticide peut être une solution en prévention.
La présence d’arbres à faible densité de feuillage présentant des branches mortes ou
de l’écorce morte et décollée du tronc ou des branches tout autant que la présence
de minuscules trous dans le bois en forme de la lettre D, la partie arrondie vers le
bas, sont des anomalies potentiellement indicatives de la présence de l’insecte.
Mes autres arbres sont-ils en danger ? Pour le moment, le régime nutritionnel de
l’insecte s’arrête aux frênes.

Donnez l’opportunité à vos frênes de se développer dans un environnement sain
dans sol est riches en amendement et bien aéré ne le prédisposant pas ainsi à
l’affaiblissement de sa santé.

 

Karl Goupil, Arboriculteur expert-Conseil